DreylandDichterweg

Johann Peter Hebel

1760–1826, Basel et Hausen dans le Wiesental

(lecture: Markus Manfred Jung)

Consolation

Tantôt je pense que les temps sont mauvais
et en vérité que la fin est proche ;
tantôt je pense : laisse filer,
quand ce sera assez, cela se passera sûrement différemment.
Mais si je vais quelque part
et que résonnent les chants des Hommes et des oiseaux,
j’ai comme l’impression d’entendre une voix qui me dit :
« Sois satisfait ! Ce n’est pas si grave que cela ! »

Vie

Johann Peter Hebel est né le 10. Mai 1760 à Bâle. Il a passé son enfance pour moitié à Bâle et pour moitié à Hausen, le village natal de sa mère Ursula. À partir de 1766 Hebel fréquente l’école primaire à Hausen et ensuite, en 1769, l’école latine de Schopfheim. Lorsqu’il eut 13 ans, sa mère tomba gravement malade et mourut en sa présence. 1774 Hebel entra au Lycée de Karlsruhe qu’il fréquenta jusqu’en 1778 grâce au soutien de mécènes.Ses résultats furent très bons et on l’admit dans la société latine de la ville du margraviat de Baden Après deux  années d’études théologiques (1778–1780) à Erlangen, il réussit son examen en septembre 1780 à Karlsruhe et présenta sa candidature à une paroisse qu’il n’obtint pas. Il fut précepteur chez le pasteur Schlotterbeck qui usa de son influence pour que Hebel obtienne l’ordinariat 2 ans plus tard. Pasteur à Hertingen et à Tannenkirch, il put faire de grandes randonnées dans « l’Oberland badois » jusqu’au Hunsrück, la patrie de son père.

Il se lia d’amitié avec le directeurd d'école de Lörrach, Tobias Günttert. Il fit connaissance de sa belle-sœur avec qui il entretint une longue relation épistolaire et un amour platonique. Hebel est resté célibataire sa vie durant, même si bien plus tard, il avait eu beaucoup d’admiration pour l‘actrice Henriette Hendel-Schütz. 1791 il fut nommé diacre auxiliaire au lycée de Karlsruhe ce qui signifia pour lui faire ses adieux au pays de Bade du Sud. À côte de son activité d’enseignant, il prêchait occasionnellement à la cour où il fut très populaire. En 1792 il devint diacre de la cour et en 1798 professeur non titulaire d’une chaire. Il enseignait plusieurs matières au lycée, notamment la botanique et l’histoire naturelle. Son souhait de se consacrer à une paroisse dans la vallée de la Wiese ne fut jamais exaucé. Au lieu de cela, il était dirigé, comme il disait, par une main invisible vers des fonctions toujours plus élevées et fut nommé directeur du lycée de Karlsruhe en 1808. Il y restera jusqu’à la fin de sa vie. Il reviendra une dernière fois en Bade du Sud, à Hausen, Schopfheim, Lörrach et Weil en 1812. À partir de 1815, Hebel se plaindra de plus en plus souvent de soucis de santé qui s’aggraveront par la suite. 

En 1819 Hebel devint le premier prélat de l’église luthérienne régionale et de ce fait membre de la première chambre de des Conseils des Etats badois. Comme député il se consacra à la politique éducative, ecclésiastique et sociale. En 1820 il fut décoré par la Croix des chevaliers, puis par celle des commandeurs de l’Ordre du Lion des Zähringen. Il joua aussi un rôle important lors de la réunion de l’église luthérienne et réformée du pays de Bade en 1821. L’Université de Heidelberg lui décerna pour cette action la même année le titre de Docteur honorifique en théologie. En 1826, son état de santé s’aggrava et il mourut d’un cancer du côlon le 22 septembre 1826 et fut inhumé à Schwetzingen.

Son oeuvre 

Allemannische Gedichte , 32 poèmes en dialecte de Wiesental, Editions Macklot, Karlsruhe, 1803 Kalendergeschichten, Badischer Landkalender, puis Rheinländischer Hausfreund, 1807 Schatzkästlein des rheinischen Hausfreundes, une anthologie des histoires les plus intéressantes, 1811 Biblische Geschichten, 1824

Sources Wikipedia